Aarbecht – Travail – D’Astellung zur Aarbecht – L’attitude vis-à-vis du travail – Am Geescht vum Déngscht – Dans l ‘esprit de service

Un penseur économique a décrit la connaissance et le savoir comme le “vrai capital” et “la principale ressource à créer des ressources”. Les écrits bahá’ís comparent le développement des ressources humaines au travail dans une mine de pierres précieuses :

“Considérez l’homme comme une mine riche en gemmes de valeur inestimable. Seule l’éducation pourra en révéler les trésors et en faire profiter l’humanité.”

La définition de l’éducation doit être élargie jusqu’à inclure le développement des valeurs morales, une attitude au travail et un esprit de service très différents de ce que nous connaissons aujourd’hui.


A la base des enseignements de Bahá’u’lláh on trouve sa vision de la nature et du rôle de l’individu. La nature humaine comporte essentiellement deux dimensions. Celle de l’être physique d’une part, composé d’instincts de survie et d’un besoin d’acquérir ce qui est nécessaire à la vie. De l’autre, celle qui, par ses qualités, différencie la race humaine de toutes les autres formes de vie et qu’on peut appeler l’esprit humain qui sait transcender “ici et maintenant” et s’exprime par sa préoccupation pour le bien-être collectif et par le besoin de trouver un sens à la vie qui dépasse l’existence physique. Le rôle de l’individu est de développer cette dimension noble et de participer ainsi collectivement à “l’avancement d’une civilisation toujours en progrès”.

Ce principe implique principalement une attitude face au travail qui, s’il est effectué dans un esprit de service est élevé au rang de prière. Sans cette attitude, le travail devient une corvée, une fonction utilitaire, un simple moyen de gagner sa vie, d’acquérir des possessions ou le pouvoir. Ce qui donne un sens au travail c’est l’esprit de service à l’humanité, symbolisé sur le lieu de travail par le “consommateur”, qu’il soit interne ou externe. Cette vision positive du consommateur crée dévouement et créativité. Cette attitude permet aussi d’apprécier à sa juste valeur le rôle social de l’artisan et de l’ouvrier. Elle permet enfin de reconnaître que chaque membre d’une équipe contribue d’une manière importante à l’ensemble. Encourager une telle attitude est au centre des pratiques de management telle que:

le renforcement positif, la répartition du pouvoir, les équipes autonomes et l’enrichissement du poste de travail.

Cette attitude noble donne de la dignité à l’entreprise, libère le désir pour une action de qualité et motive la recherche de l’excellence.

(Communauté internationale bahá’íe)

[…] l’élévation du travail au rang d’acte d’adoration lorsqu’il est exécuté dans un esprit de service, la glorification de la justice comme principe dominant dans la société humaine, et de la religion comme rempart protecteur pour tous les peuples et nations, enfin l’établissement d’une paix permanente et universelle, but suprême de l’humanité, tels sont les éléments essentiels de cette constitution divine qu’il fit connaître aux maîtres de l’opinion publique ainsi qu’aux masses populaires, au cours de ces voyages de missionnaire.

La Foi bahá’íe […] élève au rang de culte le travail accompli dans un esprit de service

(Shoghi Effendi)

Si un travail est consciemment entrepris dans un esprit de service à l’humanité, Bahá’u’lláh considère qu’il est une forme de prière, une manière d’adorer Dieu.


[…] le travail accompli dans un esprit de service envers ses semblables est une forme de prière, un moyen d’adorer Dieu.

(Maison universelle de justice)

C’est ainsi que, selon les écrits bahá’ís, il faut entretenir un bon caractère et développer des qualités spirituelles telles que l’honnêteté, la loyauté, la compassion et la justice, Cela par la prière, la méditation et le travail accompli dans un esprit de service envers l’humanité, actions qui, pour les bahá’ís, équivalent à adorer Dieu.

(Abdu’l-Bahá)

Chaque individu, aussi handicapé ou limité qu’il puisse être, est dans l’obligation de s’engager dans une quelconque profession car le travail, surtout quand il est accompli dans un esprit de service est, selon Bahá’u’lláh, une forme d’adoration. Il n’a pas seulement un but utilitaire mais il est une valeur en soi, car il nous rapproche de Dieu et nous permet de mieux saisir son dessein pour nous ici-bas. Il est évident, de ce fait, que l’héritage de richesses ne peut dispenser quiconque du travail quotidien”.

(Bahá’u’lláh)

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