Participation à l’école d’été bahá’íe en Belgique, à Ciney : Mont la Salle, du 20 au 25 juillet 20 10

Pendant deux matinées, j’avais le privilège d’intervenir avec un groupe d’enfants entre 9 et 12 ans. Ensemble, on a travaillé sur l’expression orale, afin de pouvoir présenter une petite histoire et une prière devant un groupe de personnes avec un micro.

Dans une autre activité, on a essayé d’observer ‘la réalité’. On sortait de notre classe et on observait pendant quelques instants la conférence des adultes. Ensuite, on retournait, on se mettait en cercle et on partageait nos observations. On a constaté que chacun d’entre nous avait observé des éléments différents, pourtant d’une même réalité.

Un autre sujet abordé pendant les 4 périodes d’une heure était la manière de parler et la façon de parler ; d’une manière positive, négative, neutre ou bien pas bien déterminée. On a brièvement parlé de notre relation avec notre créateur et l’importance d’être assis ‘bien’ et d’avoir une attitude concentrée pendant ce moment de communication spéciale.

Ensuite, j’ai partagé avec le groupe quelques histoires, chaque fois liée à une certaine sagesse. Ces histoires ont été choisies d’après certains thèmes, traduites en langue luxembourgeoise, française et anglaise. Voici les histoires que j’ai partagées avec les enfants. L’histoire du lion et de l’esclave a été choisie par le groupe afin de la jouer et de la présenter à la fin du de la deuxième matinée aux adultes et jeunes. L’ensemble des histoires va être publié bientôt, mais déjà ils dont disponible sur ce blog.

Voici quelques images de l’école : http://picasaweb.google.com/MllMarieRichter.

Les histoires choisies : Le combat intérieur – Dieu et les coiffeurs – L’esclave et le lion.

De Kampf mat sech selwer – Le combat intérieur – Battle with oneself

En alen Cherokee Indianer erzielt sengem Enkelkand vum Liewen. “A mir selwer gouf et

e Kampf”, sot hien zum Jong. “E schreckleche Kampf tëschent zwee Wëllef.

Deen een ass schlecht. En ass Roserei, Loscht, Trauer, Bedaueren, Knéckechkeet,

Arroganz, Selbstmatleed, Schëllegkeet, heemleche Grall, Mannerwäertegkeet, Ligen,

Houfert, Iwwerhieflechkeet an Ego.

Deen aneren ass gutt. En ass Freed, Fridden, Léift, Hoffnung, Serenitéit, Bescheidenheet,

Guttheet, Frëndlechkeet, Matgefill, Generositéit, Wourecht, Matleed a Glawen.

Dee selwechte Kampf fënns du an dir selwer a bei jidderengem op der Welt”

D’Enkelkand huet e bëssen nogeduecht a freet du säi Grousspapp:

“Majo, wéi e Wollef gewënnt dann elo?”

Den ale Cherokee äntwert him ganz einfach: “Deen, deem s du z’iesse gëss!”

Indesch Fabel

Le combat intérieur

Un vieil indien Cherokee apprend la vie à son petit fils.

"Un combat a lieu à l’intérieur de moi” dit-il au garçon. “Un combat terrible entre deux loups.

L’un est mauvais : il est colère, envie, chagrin, regret, avidité, arrogance, apitoiement sur soi-même, culpabilité, ressentiment, infériorité, mensonges, vanité, supériorité et ego.

L’autre est bon : il est joie, paix, amour, espoir, sérénité, humilité, bonté, bienveillance, empathie, générosité, vérité, compassion et foi.

Le même combat a lieu en toi-même et à l’intérieur de tout le monde."

Le petit-fils réfléchit pendant une minute puis demande à son grand-père :

"Mais alors,quel sera le loup qui vaincra ?"

Le vieux Cherokee répondit simplement : « Celui que tu nourriras !»

Fable indienne

Battle with oneself

An old cherokee indian teaches life to his grandson.

« A fight within me takes place, » he tells the boy. « A terrible fight between two wolves.

One of them is bad : he is anger, envy, sadness, regret, avidity, arrogance, self-pity, guilt,resentment, inferiority, lies, vanity, superiority and ego.

The other one is good : he is joy, peace, love, hope, serenity, humility, kindness,magnanimity, empathy, generosity, truth, compassion and faith.

The same battle takes place within yourself and inside of everyone else. »

The grandson thinks for a minute and then asks his grand-pa :

« But then, which wolf will win ? »

The old cherokee simply answers : « The one that you nourish ! »

Gott an d’Coiffeuren – Dieu et les coiffeurs – God and the hairdressers

E Mann geet bei de Coiffer fir sech d’Hoer an de Baart schneiden ze loossen. Déi zwee

fänken u mateneen ze schwätzen. Si diskutéieren iwwer dëst an dat. Wéi si beim Thema

Gott ukommen, seet de Coiffeur: “Ech gleewen net dass Gott existéiert.” „Firwat sot dir

dat?“ freet de Client. „Majo, et geet duer fir einfach eraus op d’Strooss ze goe fir ze

gesinn dass en net existéiert. Wa Gott géif existéieren, géifen et da souvill krank Leit ?

Géifen et da souvill Kanner déi aleng gelooss ginn? Wa Gott géif existéieren, da géife mer

net souvill leiden. Ech ka mir net virstellen e Gott gär ze hunn, deen dat alles géif

zouloossen.“

De Client iwwerleet e Moment, äntwert awer net well en net weess wat e soll soen. De

Coiffer mécht seng Aarbecht fäerdeg an de Client geet aus dem Salon eraus. An deem

Moment gesäit en e Mann mat laangen, fettegen an dréckegen Hoer iwwer d’Strooss goen.

Hie gesäit wierklech knaschteg aus. De Client geet dunn zréck bei de Coiffer a seet zu

him: „Weess de wat? D’Coifferen existéieren net.“ „ Wéi kënnt dir dat soen ?“ freet de

Coiffer erstaunt. „ Ech sinn hei an ech si Coiffer. An hu lo just är Hoer geschnidden, oder

net ?“ De Client jäitzt : „D’Coifferen existéieren net well wa si géifen existéieren, géif et

keng Persoun mat laange knaschtegen Hoer ginn, sou wéi dee Mann do dobaussen.“

„Ah, mee dach, d’Coifferen existéieren! Mee wat passéiert ass, dass d’Leit net bei mech

kommen.“ „Genee!“, seet de Client, „et ass genee dat! Gott existéiert och! Wat passéiert

ass, dass d’Leit net bei hie ginn an hien net sichen. Dowéinst gëtt et esouvill Schmäerz a

Leed an der Welt.“

Dieu et les coiffeurs

Un homme alla chez un coiffeur pour se faire couper les cheveux et raser la barbe.

L’homme et le coiffeur commencèrent à parler. Ils parlèrent de choses et d’autres et

touchèrent à divers sujets. Quand ils en arrivèrent au sujet de Dieu, le coiffeur dit : "je ne

crois pas que Dieu existe." "pourquoi dites- vous ça?", demanda le client. "Eh bien, il

suffit juste de sortir dans la rue pour vous rendre compte que Dieu n’existe pas. Est-ce

que si Dieu existait, il y aurait tant de personnes malades ? Il y aurait tant d’enfants

abandonnés ? Si Dieu existait, on ne souffrirait pas autant. Je ne peux pas m’imaginer

aimer un Dieu qui permettrait tout ça."

Le client réfléchit un moment, mais ne répondit pas car il ne savait pas quoi dire.

Le coiffeur finit son travail et le client sortit du magasin. Juste à ce moment-là, il vit

passer un homme dans la rue avec des cheveux longs, visqueux, dégoûtants. Il semblait

vraiment sale. Le client retourna alors sur ses pas et entra à nouveau chez le coiffeur en lui

disant : "Tu sais quoi ? Les coiffeurs n’existent pas." "Comment pouvez vous dire ça?"

demanda le coiffeur étonné, "je suis là et je suis un coiffeur. Et je viens de vous couper les

cheveux, non ?!" Le client hurla : "Les coiffeurs n’existent parce que s’ils existaient, il n’y

aurait personne avec de longs cheveux sales comme cet homme qui est dehors."

"Ah, mais si, les coiffeurs existent ! Mais ce qui se produit, c’est que ces gens ne viennent

pas à moi." "Exactement!", affirma le client "c’est bien ça ! Dieu, aussi, existe ! Ce qui se

produit, c’est que les gens ne vont pas chez lui et ne le recherchent pas. C’est pourquoi il y

a tellement de douleur et tant de souffrances dans ce monde."

God and the hairdressers

A man went to a hairdresser to get his hair cut and his beard shaved. The man and the

hairdresser start talking. They discuss various matters. When they come to the subject of

God, the hairdresser says : « I believe that God doesn’t exist. » « Why do you say that ? »

asks the customer. « Well, it’s enough just to go out on the street in order to see that God

doesn’t exist. If God exists, would there be so many sick people ? Would there be so many

children left alone ? If God exists, one wouldn’t suffer so much. I can’t imagine to love a

God, that would allow all this. »

The customer thinks for a moment, but doesn’t answer because he doesn’t know what to

say. The hairdresser finishes his work and the customer leaves the shop. At that moment

he sees a man with long, greasy and dirty hair crossing the street. He really looks dirty.

The Ccustomer then returns to the hairdresser and tells him : « You know something ?

Hairdressers don’t exist. » « How can you say such a thing ? » asks the hairdresser. « I’m

here and I’m a hairdresser. And I have just cut you hair, haven’t I ? » The customer

shouts : « Hairdressers don’t exist, because if they do, there wouldn’t be anybody with

long, dirty hair like this man outside. »

« But hairdressers do exist ! What happens is, that people don’t come to me. »

« Exactly ! », says the customer, « it’s exactly that ! God also exists ! What happens is,

that people don’t go to him and don’t seek him. That’s why there is so much pain and

suffering in the world. »

De Sklav an de Léiw – L’esclave et le lion – The slave and the lion

Den Androkles war e Sklav deem et gelonge war vu sengem grausame Meeschter fortzelafen. Wéi hie roueg duerch de Bësch goung, ass en op eemol engem Léiw begéint. Hie krut Angscht an huet ugefaang wäit ewech vum wëlle Béischt ze lafen. Awer no nëmme puer Schrëtt, huet hie gemierkt dass de Léiw him net nokoum. Hien ass du stoebliwwen an huet sech ëmgedréint fir ze kucke wat lass war. De Léiw louch ausgestréckt um Buedem mat enger geschwollener a bluddeger Patt. Den Androkles konnt e groussen Dar dra gesinn. D’Leed vu sou engem noble Béischt huet hie beréiert. Hien huet seng Angscht iwwerwonn, goung bei de Léiw an huet him schéi lues den Dar erausgezunn. Duerno huet hien d’Wonn mat engem Stéck Stoff, wat hie vu sengem Kleed erofgerappt huet, verbonn. Esou goufen den Androkles an de Léiw Frënn.

Leider gouf den Androkles spéider vun den Zaldote vum Keeser festgeholl. Als e fortgelafenen Zaldot gouf hien dozou veruerteelt, en hongrege Léiw virum Keser an enger grousser Mass vu Leit ze bekämpfen. Dat huet normalerweis den Dout bedeit.

Um Dag vum Kampf gouf den Androkles an d’Arena bruecht. Hien huet sech drop virbereet, sengem Schicksal ze begéinen. E Léiw gouf aus dem Käfeg gelooss. Mat wëllem Gebrëlls war en amgaang, sech op säin Opfer ze stierzen. Op eemol ass hie stoebliwwen. Lues ass hien dem Androkles méi no komm, huet seng Hand geleckt an dofir gouf hie geheemelt. Déi zwee Frënn hate sech erëmfonnt.

D’Leit hu verlaangt, dass den Androkles géif fräigelooss ginn. De Keeser huet hie bei sech geschéckt. Wéi en d’Geschicht vun der aussergewéinlecher Frëndschaft héieren huet, huet hien dem Androkles d’Fräiheet geschenkt an huet de Léiw fräigelooss fir duerch d’Bëscher ze zéien.

Aulus Gellius

Wa mir no Perfektioun striewen, hu mir e ganze Koup vu spirituelle Kräften, déi eis zur Verfügung stinn. Eng vun deene Kräften ass d’Guttheet. En einfachen Akt vu Guttheet ka souguer dat wëllst Déier kleng kréien, esou wéi dat e Sklav am antike Roum entdeckt huet.

L’esclave et le lion

Androclès était un esclave qui avait réussi à échapper à son cruel maître. Se déplaçant silencieusement à travers la forêt, il rencontra soudainement un lion. La peur le saisit et il commença par s’enfuir loin de la bête féroce. Après seulement quelques pas cependant, il remarqua que le lion ne le suivait pas. Il s’arrêta donc et se retourna pour voir ce qui se passait. Le lion était étendu par terre avec une patte enflée et ensanglantée. Androclès pouvait y voir une grande épine. La souffrance d’une bête aussi noble le toucha. Il surmonta sa peur, s’approcha du lion et retira doucement l’épine. Puis il banda la blessure avec un morceau de tissu déchiré de ses propres vêtements. Ainsi, Androclès et le lion devinrent amis.

Malheureusement, Androclès fut ensuite capturé par les soldats de l’empereur. En tant qu’esclave en fuite, il fut condamné à combattre un lion affamé devant l’empereur et une grande foule. Ceci signifiait habituellement la mort.

Le jour du combat, Androclès fut placé dans l’arène. Il se prépara à faire face à son destin. Un lion fut libéré d’une cage. Rugissant férocement, il bondit en direction de sa victime. Soudain, il s’arrêta. Il s’approcha lentement d’Androclès, lécha sa main et en retour reçut une embrassade. Les deux amis étaient de nouveau réunis.

La foule réclama la libération d’Androclès. L’empereur le convoqua devant lui. Lorsqu’il entendit l’histoire de cette amitié peu commune, il accorda à Androclès la liberté et relâcha le lion pour qu’il puisse parcourir les forêts.

Aulus Gellius

Ó

Alors que nous nous élevons vers l’excellence, plusieurs forces spirituelles sont à notre disposition. L’une de ces forces est la bonté (amabilité, bienveillance). Un simple acte de bonté peut venir à bout de la bête la plus féroce elle-même, comme le découvrit un esclave de l’Antiquité romaine.

The slave and the lion

Androcles was a slave who had succeded to escape from his cruel master. Wandering silently across the forest, he suddenly met a lion. Fear seized him and he started to flee away from the ferocious beast. But after only a few steps he realised that the lion wasn’t following him. So he stopped and turned around to see what was happening. The lion was lying on the soil with a swollen and bleeding foot. Androcles was able to see a big spine. The suffering of such a noble beast touched him. He overcame his fear, approached the lion and gently took out the spine. He than bandaged the wound with a piece of cloth, taken from his own clothes. Thus, Androcles and the lion became friends.

Unfortunately, Androcles was later captured by the emperor’s soldiers. As a slave on the run, he was condemned to fight a starving lion in front of the emperor and a huge crowd. This usually meant death.

On the day of the fight, Androcles was put in the arena. He prepared himself to face his destiny. A lion was let out of his cage. With a wild roar, he made his way in the direction of the victim. Suddenly, he stopped. He slowly approached Androcles, licked his hand and in return received an embrace. The two friends were again reunited.

The crowd asked that Androcles be set free. The emperor asked for him. When he heard the story of this uncommon friendship, he granted freedom to Androcles and freed the lion so that he could roam the forests.

Aulus Gellius

Ò

When we rise towards excellence, several spiritual forces are at our disposal. One of them is kindness. A simple act of kindness can calm the fierceness of the most ferocious beast, as discovered by a slave in ancient Rome.[i]

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